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Des membres du personnel du Centre national de l’action contre les mines du Tadjikistan (TMAC) et du CIDHG en compagnie d’ingénieurs de l’armée tadjike pour inspecter des champs de mines posés par les Russes à la frontière afghane.  

Une étude menée en 2004 sur une quinzaine de programmes d’action contre les mines a révélé que moins de 2,5 % des 292 km2 de terres ayant été dépolluées contenaient véritablement des mines terrestres.

Ce chiffre était le reflet de l’inefficience déjà connue du secteur de l’action contre les mines pour cibler les ressources de dépollution. Trop de terrains étaient soumis à une dépollution complète alors que de vastes zones auraient pu dans bien des cas être remises à disposition au moyen de méthodes moins onéreuses et plus rapides d’enquête non technique et d’enquête technique.

Le concept de la « remise à disposition des terres » vise à établir un meilleur équilibre entre les activités d’enquête et celles de dépollution. Le défi à relever est d’améliorer le processus de prise de décisions sur la base d’interventions adaptées au niveau de la menace et d’étendre les bonnes pratiques déjà adoptées par de nombreux opérateurs à l’ensemble du secteur.

Si le terme de « remise à disposition des terres » a suscité un vif débat, l’importance de l’obtention et de l’analyse d’informations de meilleure qualité est universellement admise. De meilleures informations permettront d’invalider les fausses indications de présence de mines et d’améliorer les approches visant à réduire la taille des zones nécessitant une dépollution complète. 

Le concept de la remise à disposition des terres vise à promouvoir des méthodes améliorées d’enquête non technique et d’enquête technique dans le but de minimiser le recours aux ressources onéreuses de dépollution et de cibler celles-ci sur les zones véritablement minées.

Les trois Normes internationales de l’action contre les mines relatives à la remise à disposition des terres (les NILAM 08.20, 08.21 et 08.22) parues en juillet 2009 offrent un cadre de référence adéquat aux opérateurs, aux autorités nationales et aux bailleurs de fonds pour les aider à traiter les questions de responsabilités et appellent l’examen de ce domaine de l’action contre les mines, l’un des plus importants et exigeants. Un tel examen est crucial pour améliorer de façon notable l’efficience de la dépollution et élaborer de meilleurs outils de planification à l’intention des autorités nationales, en particulier celles des pays soumis à des obligations au titre de la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel. 

L’équipe du CIDHG chargée de la remise à disposition des terres est engagée auprès des autorités nationales, de l’ONU, des bailleurs et des opérateurs afin de promouvoir des méthodes d’enquête et de planification opérationnelle plus performantes et de faciliter des procédures de remise à disposition des terres plus efficientes. Ses activités englobent :

  • la promotion et la mise en œuvre d’activités d’information relatives aux concepts de la remise à disposition des terres et aux NILAM 08.20, 08.21 et 08.22 ;
  • le perfectionnement et l’élaboration de modèle généraux de remise à disposition des terres ;
  • la publication de documents de références sur les questions relatives à la remise à disposition des terres (par exemple les approches en matière d’enquête non technique et d’enquête technique).

L’unité de remise à disposition des terres travaille en collaboration avec les membres de la section opérations chargés des activités de dépollution mécanique et de chiens détecteurs. D’importants liens sont également établis avec l’équipe responsable d’IMSMA et avec l’ISU.

Présentation générale de la remise à disposition des terres  | août 2009 Anglais PDF 801KB 

Publications du CIDHG concernant la remise à disposition des terres (en anglais)

Contact

Guy Rhodes (en anglais)